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CASO: AFFAIRE PERRELLA c. ITALIE (N° 2)

TIPOLOGIA: Sentenza
LIVELLO DI IMPORTANZA: 3 (limitata)
ARTICOLI:

NUMERO: 15348/03/2008
STATO: Italia
DATA: 27/03/2008
ORGANO: Sezione Seconda


TESTO ORIGINALE

DEUXIÈME SECTION
AFFAIRE PERRELLA c. ITALIE (no 2)
(Requête no 15348/03)
ARRÊT
(Satisfaction équitable et radiation)
STRASBOURG
27 mars 2008
Cet arrêt deviendra définitif dans les conditions définies à l'article 44 § 2 de la Convention. Il peut subir des retouches de forme.


En l'affaire Perrella c. Italie (no 2),
La Cour européenne des Droits de l'Homme (deuxième section), siégeant en une chambre composée de :
Françoise Tulkens, présidente,
Antonella Mularoni,
Ireneu Cabral Barreto,
Rıza Türmen,
Vladimiro Zagrebelsky,
Dragoljub Popović,
András Sajó, juges,
et de Françoise Elens-Passos, greffière adjointe de section,
Après en avoir délibéré en chambre du conseil le 4 mars 2008,
Rend l'arrêt que voici, adopté à cette date :
PROCÉDURE
1. A l'origine de l'affaire se trouve une requête (no 15348/03) dirigée contre la République italienne et dont un ressortissant de cet État, M. V. P. (« le requérant »), a saisi la Cour le 17 janvier 2002 en vertu de l'article 34 de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales (« la Convention »).
2. Par un arrêt du 2 novembre 2006 (« l'arrêt au principal »), la Cour a jugé que la privation des biens des requérants n'était pas compatible avec le principe de légalité et avait enfreint l'article 1 du Protocole no 1 (Perrella c. Italie (no 2), no 15348/03, §§ 32-38, 2 novembre 2006).
3. En s'appuyant sur l'article 41 de la Convention, le requérant réclamait une satisfaction équitable au titre du préjudice matériel et du préjudice moral, ainsi que le remboursement des frais de justice.
4. La question de l'application de l'article 41 de la Convention ne se trouvant pas en état, la Cour l'a réservée et a invité le Gouvernement et le requérant à lui soumettre par écrit, dans les trois mois, leurs observations sur ladite question et notamment à lui donner connaissance de tout accord auquel ils pourraient aboutir (ibidem, § 47 et point 3 du dispositif).
5. Tant le requérant que le Gouvernement ont déposé des observations sur la question de la satisfaction équitable en vertu de l'article 41.
6. Le Gouvernement et la partie requérante ont présenté des déclarations formelles d'acceptation d'un règlement amiable de l'affaire.
EN DROIT
7. La Cour a reçu du Gouvernement la déclaration suivante :
« Le Gouvernement italien s'engage à verser à la partie requérante la somme forfaitaire de 8 000 EUR en vue d'un règlement amiable de l'affaire ayant pour origine la requête susmentionnée pendante devant la Cour européenne des Droits de l'Homme.
Cette somme, qui couvrira tout préjudice moral ainsi que les frais et dépens, sera exempte de toute taxe éventuellement applicable. Elle sera payée dans les trois mois suivant la date de la notification de la décision de la Cour rendue conformément à l'article 37 § 1 de la Convention européenne des Droits de l'Homme. A défaut de règlement dans ledit délai, le Gouvernement s'engage à verser, à compter de l'expiration de celui-ci et jusqu'au règlement effectif de la somme en question, un intérêt simple à un taux égal à celui de la facilité de prêt marginal de la Banque centrale européenne, augmenté de trois points de pourcentage. Ce versement vaudra règlement définitif de l'affaire. »
8. La Cour a reçu de la partie requérante la déclaration suivante :
« J'accepte la somme forfaitaire de 8 000 EUR proposée par le Gouvernement en vue d'un règlement amiable de l'affaire ayant pour origine la requête susmentionnée pendante devant la Cour européenne des Droits de l'Homme.
Cette somme, qui couvrira tout préjudice matériel et moral ainsi que les frais et dépens, sera exempte de toute charge fiscale et sera payée dans les trois mois suivant la date de la notification de la décision de la Cour rendue conformément à l'article 37 § 1 de la Convention européenne des Droits de l'Homme. A compter de l'expiration dudit délai et jusqu'au règlement effectif de la somme en question, il sera payé un intérêt simple à un taux égal à celui de la facilité de prêt marginal de la Banque centrale européenne, augmenté de trois points de pourcentage.
J'accepte cette proposition et renonce par ailleurs à toute autre prétention à l'encontre de l'Italie à propos des faits à l'origine de ladite requête. Je déclare l'affaire définitivement réglée. »
9. La Cour prend acte du règlement amiable auquel sont parvenues les parties. Elle estime que celui-ci s'inspire du respect des droits de l'homme tels que les reconnaissent la Convention et ses protocoles et n'aperçoit par ailleurs aucun motif d'ordre public justifiant de poursuivre l'examen de la requête (articles 37 § 1 in fine de la Convention et 62 § 3 du règlement). En conséquence, elle estime approprié de rayer le restant de l'affaire du rôle.
PAR CES MOTIFS, LA COUR, À L'UNANIMITÉ,
1. Prend acte des déclarations du Gouvernement et de la partie requérante ;
2. Décide de rayer le restant de l'affaire du rôle.
Fait en français, puis communiqué par écrit le 27 mars 2008 en application de l'article 77 §§ 2 et 3 du règlement.
Françoise Elens-Passos Françoise Tulkens
Greffière adjointe Présidente

)

TESTO TRADOTTO

SECONDA SEZIONE
CAUSA PERRELLA C. Italia (no 2)
( Richiesta no 15348/03)
SENTENZA
( Soddisfazione equa e radiazione)
STRASBURGO
27 marzo 2008
Questa sentenza diventerà definitiva nelle condizioni definite all'articolo 44 § 2 della Convenzione. Può subire dei ritocchi di forma.


Nella causa Perrella c. Italia (no 2),
La Corte europea dei Diritti dell'uomo, seconda sezione, riunendosi in una camera composta da:
Francesca Tulkens, presidentessa, Antonella Mularoni, Ireneu Cabral Barreto, Rıza Türmen, Vladimiro Zagrebelsky, Dragoljub Popović, András Sajó, giudici,
e da Francesca Elens-Passos, cancelliera collaboratrice di sezione,
Dopo avere deliberato in camera del consiglio il 4 marzo 2008,
Rende la sentenza che ha adottato in questa data,:
PROCEDIMENTO
1. All'origine della causa si trova una richiesta (no 15348/03) diretta contro la Repubblica italiana e in cui un cittadino di questo Stato, il Sig. V. P. ("il richiedente"), ha investito la Corte il 17 gennaio 2002 in virtù dell'articolo 34 della Convenzione di salvaguardia dei Diritti dell'uomo e delle Libertà fondamentali ("la Convenzione").
2. Con una sentenza del 2 novembre 2006 ("la sentenza al principale"), la Corte ha giudicato che la privazione dei beni dei richiedenti non era compatibile col principio di legalità ed aveva infranto l'articolo 1 del Protocollo no 1 (Perrella c. Italia (no 2), no 15348/03, §§ 32-38, 2 novembre 2006).
3. Appellandosi all'articolo 41 della Convenzione, il richiedente richiedeva una soddisfazione equa a titolo del danno materiale e del danno morale, così come il rimborso degli oneri di giustizia.
4. Non essendo matura la questione dell'applicazione dell'articolo 41 della Convenzione, la Corte l'ha riservata e ha invitato il Governo ed il richiedente a sottoporle per iscritto, nei tre mesi, le loro osservazioni su suddetta questione ed in particolare a darle cognizione di ogni accordo al quale sarebbero potuti arrivare (ibidem, § 47 e punto 3 del dispositivo).
5. Tanto il richiedente che il Governo hanno depositato delle osservazioni sulla questione della soddisfazione equa in virtù dell'articolo 41.
6. Il Governo e la parte richieedente hanno presentato delle dichiarazioni formali di accettazione di un ordinamento amichevole della causa.
IN DIRITTO
7. La Corte ha ricevuto dal Governo la seguente dichiarazione:
"Il Governo italiano si impegna a versare alla parte richiedente la somma forfetaria di 8 000 EUR in vista di un ordinamento amichevole della causa avente per origine la suddetta richiesta pendente dinnanzi alla Corte europea dei Diritti dell'uomo.
Questa somma che coprirà ogni danno morale così come gli oneri e spese, sarà esente da ogni tassa eventualmente applicabile. Sarà pagata nei tre mesi seguenti la data della notificazione della decisione della Corte resa conformemente all'articolo 37 § 1 della Convenzione europea dei Diritti dell'uomo. A difetto di ordinamento in suddetto termine, il Governo si impegna a versare, a contare dalla scadenza di questo e fino all'ordinamento effettivo della somma in questione, un interesse semplice ad un tasso uguale a quello della facilità di prestito marginale della Banca centrale europea, aumentato di tre punti percentuale. Questo versamento varrà come ordinamento definitivo della causa. "
8. La Corte ha ricevuto dalla parte richiedente la seguente dichiarazione:
"Accetto la somma forfetaria di 8 000 EUR proposta dal Governo in vista di un ordinamento amichevole della causa avente per origine la suddetta richiesta pendente dinnanzi alla Corte europea dei Diritti dell'uomo.
Questa somma che coprirà ogni danno materiale e morale così come gli oneri e spese, sarà esente da ogni carico fiscale e sarà pagata nei tre mesi seguenti la data della notificazione della decisione della Corte resa conformemente all'articolo 37 § 1 della Convenzione europea dei Diritti dell'uomo. A contare dalla scadenza di suddetto termine e fino all'ordinamento effettivo della somma in questione, sarà pagato un interesse semplice ad un tasso uguale a quello della facilità di prestito marginale della Banca centrale europea, aumentato di tre punti percentuale.
Accetto questa proposta e rinuncio peraltro ad ogni altra pretesa contro l'Italia a proposito dei fatti all'origine di suddetta richiesta. Dichiaro la causa definitivamente regolata. "
9. La Corte prende atto dell'ordinamento amichevole al quale sono giunte le parti. Stima che questo si ispira al rispetto dei diritti dell'uomo come riconosciuti dalla Convenzione e dai suoi protocolli e non vede peraltro nessuno motivo di ordine pubblico che giustifichi di proseguire l'esame della richiesta (articoli 37 § 1 in fine della Convenzione e 62 § 3 dell'ordinamento). Perciò, stima appropriato cancellare il restante della causa dal ruolo.
PER QUESTI MOTIVI, LA CORTE, ALL'UNANIMITÀ,
1. Prende atto delle dichiarazioni del Governo e della parte richiedente;
2. Decide di cancellare il restante della causa dal ruolo.
Fatto in francese, comunicato poi per iscritto il 27 marzo 2008 in applicazione dell'articolo 77 §§ 2 e 3 dell'ordinamento.
Francesca Elens-Passos Francesca Tulkens
Cancelliera collaboratrice Presidente

)



DATA DI VALIDITÀ: La data dell'ultimo controllo di validità dei testi è lunedì 14/09/2020.