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CASO: AFFAIRE GUERRERA ET FUSCO c. ITALIE (Rév.)

TIPOLOGIA: Sentenza
LIVELLO DI IMPORTANZA: 3 (limitata)
ARTICOLI: 41, 06, P1-1

NUMERO: 40601/98/2003/rev
STATO: Italia
DATA: 31/07/2003
ORGANO: Sezione Prima


TESTO ORIGINALE

Conclusion Préjudice moral - réparation pécuniaire ; Remboursement partiel frais et dépens
PREMIÈRE SECTION
AFFAIRE GUERRERA et FUSCO c. ITALIE
(Requête no 40601/98)
ARRÊT
(révision)1
STRASBOURG
31 juillet 2003
Cet arrêt deviendra définitif dans les conditions définies à l’article 44 § 2 de la Convention. Il peut subir des retouches de forme.  
En l’affaire Guerrera et Fusco c. Italie, (demande en révision de l’arrêt du 3 avril 2003),
La Cour européenne des Droits de l’Homme (première section), siégeant en une chambre composée de
Mme F. Tulkens, présidente,
MM. L. Ferrari Bravo,
G. Bonello,
P. Lorenzen,
Mmes N. VajiĆ,
S. Botoucharova,
E. Steiner, juges,
et de M. S. Nielsen, greffier adjoint de section,
Après en avoir délibéré en chambre du conseil le 8 juillet 2003,
Rend l’arrêt que voici, adopté à cette date :
PROCÉDURE
1. A l’origine de l’affaire se trouve une requête dirigée contre la République italienne et dont des ressortissants italiens, Mme M. G. et M. P. F. (« les requérants »), avaient saisi la Commission européenne des Droits de l’Homme le 6 septembre 1997 en vertu de l’ancien article 25 de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales (« la Convention »). Les requérants sont représentés par Me S. D. N. D. M., avocat à Bénévent. Le gouvernement italien (« le Gouvernement ») est représenté par ses agents successifs, respectivement MM. U. Leanza et I.M. Braguglia, et par ses co-agents successifs, respectivement MM. V. Esposito et F. Crisafulli.
2. Par un arrêt du 3 avril 2003, la Cour a jugé qu’il n’y avait pas eu de violation de l’article 1 du Protocole no 1 et qu’il y avait eu violation de l’article 6 § 1 de la Convention en raison de la durée de la procédure. La Cour avait également décidé d’allouer à chaque requérant 15 000 euros (EUR) pour dommage moral et 1 250 EUR pour frais et dépens et avait rejeté les demandes de satisfaction équitable pour le surplus.
3. Le 15 avril 2003, l’avocat des requérants informa la Cour qu’il avait appris tardivement que Mme M. G. était décédée le 20 janvier 2003. En conséquence, à cette date, l’avocat demandait à la Cour de réviser l’arrêt du 3 avril 2003 afin que le Gouvernement puisse payer les sommes accordées à la requérante à ses héritiers.
4. Le 22 mai 2003, la Cour a examiné la demande en révision de l’arrêt, pour ce qui concerne la question de l’application de l’article 41 de la Convention et décidé d’accorder au Gouvernement un délai de trois semaines pour présenter d’éventuelles observations. Celles-ci sont parvenues à la Cour le 19 juin 2003.
EN DROIT
5. L’avocat de la requérante a demandé à la Cour de réviser l’arrêt du 3 avril 2003 compte tenu du décès de Mme G. avant son adoption.
6. L’avocat a communiqué à la Cour les noms des héritiers de la défunte Mme M. G. : M. P. F., Mme A. F. et Mme M. L. F..
7. Dans ses observations du 13 juin 2003, le Gouvernement a déclaré qu’il ne souhaitait faire aucune remarque quant à la demande en révision.
8. La Cour estime qu’il y a lieu de réviser l’arrêt du 3 avril 2003 en ce qui concerne Mme M. G. par application de l’article 80 de son règlement qui, en ses parties pertinentes, est ainsi libellé :
« En cas de découverte d’un fait qui, par sa nature, aurait pu exercer une influence décisive sur l’issue d’une affaire déjà tranchée et qui, à l’époque de l’arrêt, était inconnu de la Cour et ne pouvait raisonnablement être connu d’une partie, cette dernière peut (...) saisir la Cour d’une demande en révision de l’arrêt dont il s’agit. (...) »
9. Elle décide en conséquence qu’il y a lieu de répartir entre les héritiers les sommes précédemment accordées à Mme M.a G., ce qui fait 5 000 EUR pour dommage moral et 416,66 EUR pour frais et dépens à chacun.
10. La Cour juge approprié de baser le taux des intérêts moratoires sur le taux d’intérêt de la facilité de prêt marginal de la Banque centrale européenne majoré de trois points de pourcentage.
PAR CES MOTIFS, LA COUR, À L’UNANIMITÉ,
Décide de réviser l’arrêt du 3 avril 2003 quant à l’application de l’article 41 de la Convention en ce qui concerne Mme M. G. ;
en conséquence
Dit que l’Etat défendeur doit verser à chaque héritier de la défunte requérante Mme M. G. (M. P. F., Mme A. F. et Mme M. L. F.), dans les trois mois à compter du jour où l’arrêt révisé sera devenu définitif conformément à l’article 44 § 2 de la Convention, 5 000 EUR (cinq mille euros) pour dommage moral et 416,66 EUR (quatre cent seize euros soixante-six centimes) pour frais et dépens et qu’à compter de l’expiration dudit délai et jusqu’au versement, ces montants seront à majorer d’un intérêt simple à un taux égal à celui de la facilité de prêt marginal de la Banque centrale européenne applicable pendant cette période, augmenté de trois points de pourcentage.
Fait en français, puis communiqué par écrit le 31 juillet 2003 en application de l’article 77 §§ 2 et 3 du règlement.
Søren Nielsen Françoise Tulkens
Greffier adjoint Présidente
1 Révision de l’arrêt du 3 avril 2003.

ARRÊT GUERRERA ET FUSCO c. ITALIE

ARRÊT GUERRERA ET FUSCO c. ITALIE

TESTO TRADOTTO

Conclusione Danno morale - risarcimento pecuniario; Rimborso parziale onere e spese
PRIMA SEZIONE
Causa GUERRERA e FUSCO c. ITALIA
( Richiesta no 40601/98)
SENTENZA
(revisione1)
STRASBURGO
31 luglio 2003
Questa sentenza diventerà definitiva nelle condizioni definite all'articolo 44 § 2 della Convenzione. Può subire dei ritocchi di forma.

Nella causa Guerrera e Fusco c. Italia (domanda di revisione della sentenza del 3 aprile 2003)
La Corte europea dei Diritti dell'uomo, prima sezione, riunendosi in una camera composta da
La Sig.ra F. Tulkens, presidentessa,
Sigg.. L. Ferrari Bravo, G. Bonello, P. Lorenzen, il Sig.re N. VajiÆ,
S. Botoucharova, E. Steiner, giudici, e del Sig. S. Nielsen, cancelliere aggiunto di sezione,
Dopo avere deliberato in camera del consiglio l’ 8 luglio 2003,
Rende la sentenza che ha, adottata a questa data,:
PROCEDIMENTO
1. All'origine della causa si trova una richiesta diretta contro la Repubblica italiana e in cui dei cittadini italiani, la Sig.ra Sig. G. ed il Sig. P. F. ("i richiedenti"), avevano investito la Commissione europea dei Diritti dell'uomo il 6 settembre 1997 in virtù del vecchio articolo 25 della Convenzione di salvaguardia dei Diritti dell'uomo e delle Libertà fondamentali ("la Convenzione"). I richiedenti sono rappresentati da S. D. N. D. Sig., avvocato a Benevento. Il governo italiano ("il Governo") è rappresentato dai suoi agenti successivi, rispettivamente Sigg.. U. Leanza ed I.M. Braguglia, e dai suoi co-agenti successivi, rispettivamente Sigg.. V. Esposito e F. Crisafulli.
2. Con una sentenza del 3 aprile 2003, la Corte ha giudicato che non c'era stata violazione dell'articolo 1 del Protocollo no 1 e che c'era stata violazione dell'articolo 6 § 1 della Convenzione in ragione della durata del procedimento. La Corte aveva deciso anche di assegnare ad ogni richiedente 15 000 euro (EUR) per danno morale e 1 250 EUR per oneri e spese ed aveva respinto le domande di soddisfazione equa per il surplus.
3. Il 15 aprile 2003, l'avvocato dei richiedenti informò la Corte che aveva appreso tardivamente che la Sig.ra M. G. era deceduta il 20 gennaio 2003. Perciò, a questa data, l'avvocato chiedeva alla Corte di rivedere la sentenza del 3 aprile 2003 affinché il Governo potesse pagare le somme accordate al richiedente ai suoi eredi.
4. Il 22 maggio 2003, la Corte ha esaminato la domanda di revisione della sentenza, per ciò che riguarda la questione dell'applicazione dell'articolo 41 della Convenzione e ha deciso di accordare al Governo un termine di tre settimane per presentare delle eventuali osservazioni. Queste sono giunte alla Corte il 19 giugno 2003.
IN DIRITTO
5. L'avvocato del richiedente ha chiesto alla Corte di rivedere la sentenza del 3 aprile 2003 tenuto conto del decesso della Sig.ra G. anteriore la sua adozione.
6. L'avvocato ha comunicato alla Corte i nomi degli eredi della defunta la Sig.ra Sig. G.: Il Sig. P. F., la Sig.ra A. F. e la Sig.ra Sig. L. F..
7. Nelle sue osservazioni del 13 giugno 2003, il Governo ha dichiarato che non desiderava fare nessuna osservazione in quanto alla domanda di revisione.
8. La Corte stima che c'è luogo di rivedere la sentenza del 3 aprile 2003 perciò che riguarda la Sig.ra M. G. con applicazione dell'articolo 80 del suo ordinamento che, nelle sue parti pertinenti, è formulato così:
"In caso di scoperta di un fatto che, con la sua natura, avrebbe potuto esercitare già un'influenza decisiva sulla conclusione di una causa decisa e che, all'epoca della sentenza, era sconosciuto dalla Corte e non poteva essere conosciuto ragionevolmente da una parte, questa ultima può investire la Corte di una domanda di revisione della sentenza di cui si tratta. (...) "
9. Decide perciò che c'è luogo di ripartire tra gli eredi le somme accordate precedentemente alla Sig.ra M. G., il che fa 5 000 EUR per danno morale e 416,66 EUR per oneri e spese a ciascuno.
10. La Corte giudica appropriato basare il tasso degli interessi moratori sul tasso di interesse della facilità di prestito marginale della Banca centrale europea aumentato di tre punti percentuale.
PER QUESTI MOTIVI, LA CORTE, ALL'UNANIMITÀ,
Stabilisce di rivedere la sentenza del 3 aprile 2003 in quanto all'applicazione dell'articolo 41 della Convenzione per ciò che riguarda la Sig.ra M. G.;
perciò
Stabilisce che lo stato convenuto deve versare ad ogni erede della defunta richiedente la Sig.ra M. G., il Sig. P. F., la Sig.ra A. F. e la Sig.ra Sig. L. F., nei tre mesi a contare dal giorno in cui la sentenza rivista sarà diventata definitiva conformemente all'articolo 44 § 2 della Convenzione, 5 000 EUR, cinquemila euro, per danno morale e 416,66 EUR, quattro cento sedici euro sessantasei centesimi, per oneri e spese e che a contare dalla scadenza di suddetto termine e fino al versamento, questi importi saranno da aumentare di un interesse semplice ad un tasso uguale a quello della facilità di prestito marginale della Banca centrale europea applicabile durante questo periodo, aumentato di tre punti percentuale.
Fatto in francese, comunicato poi per iscritto il 31 luglio 2003 in applicazione dell'articolo 77 §§ 2 e 3 dell'ordinamento.
Søren Nielsen Francesca Tulkens
Greffier aggiunge Presidentessa
1 revisione della sentenza del 3 aprile 2003.

SENTENZA GUERRERA E FUSCO C. ITALIA

SENTENZA GUERRERA E FUSCO C. ITALIA



DATA DI VALIDITÀ: La data dell'ultimo controllo di validità dei testi è lunedì 14/09/2020.